Accueil du site - Actualité - Journée test pour le mouvement lycéen jeudi

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Les syndicats lycéens appellent à une nouvelle journée d’action avec des manifestations jeudi pour l’ouverture de "vraies discussions avec l’ensemble du monde" éducatif et contre les suppressions de postes. Cette mobilisation aura valeur de test pour la suite d’un mouvement qui n’a cessé de prendre de l’ampleur avant les vacances de Noël, conduisant Xavier Darcos à reporter sa réforme du lycée et à annoncer la reprise "à zéro" des négociations sur ce dossier.

La Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) et l’Union nationale lycéenne (UNL) se montrent d’ailleurs très prudentes. "Je pense qu’il y aura des choses un peu partout de manière assez dispersée. Ce sera une première journée de mise en bouche pour la suite. On verra demain", a déclaré mercredi à l’Associated Press Coralie Caron, l’une des porte-parole de la FIDL.

A Paris, un rassemblement est prévu à 14h à proximité du métro Sèvres-Babylone, non loin du ministère de l’Education. Outre ce rassemblement, des actions et des assemblées générales sont également attendues dans les lycées parisiens, selon la FIDL.

Ailleurs en France, les syndicats lycéens annoncent des manifestations à Douai, Quimper, Rennes, Metz, Dax, Grenoble, Lyon, Marseille, Strasbourg, Le Mans, Nantes, Nancy, Poitiers ou encore Lorient. "Dans la rue, on ne s’attend pas à une mobilisation de l’ampleur de celle du 18 décembre. Mais on pourrait avoir des surprises en province", avance Coralie Caron.

Le 18 décembre, à deux jours des vacances de Noël, entre 127.000 et 150.000 lycéens, selon les sources, avaient défilé dans toute la France pour exiger le retrait pur et simple de la réforme des lycées et l’arrêt des suppressions de postes d’enseignants, la plus grosse mobilisation depuis le début du mouvement.

Et les syndicats veulent obtenir plus que le report de la réforme et la "réouverture" des discussions "à zéro" annoncé par M. Darcos avant les vacances de Noël.

Si le ministre a annoncé "qu’il prévoit de vastes négociations sur la réforme du lycée, il ne semble ne toujours pas vouloir revenir sur les suppressions de postes dans l’Education nationale, condition obligatoire à une bonne réforme du lycée", note ainsi la présidente de l’UNL Lucie Bousser. Et l’UNL de "poser comme condition préalable à toute négociation et éventuel accord sur la réforme du lycée (...) l’arrêt définitif des suppressions de postes".

Sans attendre le résultat de la mobilisation de jeudi, les deux organisations lycéennes appellent d’ores et déjà à manifester le 29 janvier aux côtés des syndicats de salariés qui appellent ce jour-là à des grèves et à des manifestations interprofessionnelles pour la défense de l’emploi, des salaires, du pouvoir d’achat, de la protection sociale et des services publics face à la crise économique. AP