PARIS (AFP) - Le ministre de l’Education, Xavier Darcos, a expliqué lundi sur RMC que le chiffre qu’il avait annoncé jeudi de 10.000 postes supprimés dans l’Education, était "un ordre de grandeur" mais qu’il "attendait les arbitrages" de cet été pour le confirmer.
M. Darcos avait estimé jeudi sur BFM TV "aux alentours de 10.000" le nombre des postes supprimés dans l’Education nationale au budget 2008 provoquant immédiatement la colère des syndicats d’enseignants.
"Nous ne nous sommes jamais cachés" pour dire qu’il fallait que la Fonction publique diminue en France et partant l’Education nationale, qui constitue "plus de la moitié de la Fonction publique", a souligné M. Darcos sur RMC tout en jugeant "raisonnable" ce chiffre "par rapport aux efforts qu’il faut que nous fassions".
M. Darcos a ajouté que l’Education nationale comptait en France 1.115.000 fonctionnaires, dont 285.000 administratifs, soulignant que le chiffre de 10.000 représentait donc 0,8% de l’effectif total.
Le ministre de l’Education a assuré qu’il ne s’agissait "pas de postes que l’on retire à la rentrée prochaine" mais de postes "que l’on ne renouvelle pas pour une petite partie et pas seulement de professeurs".
"Aujourd’hui dans les lycées et collèges, il y a un professeur pour 11,3 élèves et si nous en retirions 10.000 nous aurions un professeur pour 11,5 élèves", a fait valoir le ministre.
"Ce chiffre ne met pas en péril l’ambition qu’a la Nation pour son école", a conclu M. Darcos.
