François Fillon propose, en cas de succès, d’étendre à l’éducation nationale le service le service minimum prévu pour les transports. Les syndicats d’enseignants ont haussé le ton contre cette proposition faite « sans concertation ». A Xavier Darcos de déminer le terrain. Le ministre de l’éducation sociale s’est efforcé mercredi de rassurer les syndicats d’enseignants. A la sortie du conseil des ministres, il a affirmé que le gouvernement n’envisageait pas « pour l’heure » de service minimum à l’école. Les discussions concernent « uniquement les transports » a-t-il fait valoir. « Mais cela n’empêche pas de réfléchir à moyen terme à des dispositifs d’accueil, de continuité du service public dans l’éducation nationale aussi », a-t-il ajouté. Car les syndicats d’enseignants sont très remontés après les déclarations du premier ministre, la veille sur France3.
Invité à se prononcer sur le service minimum, dont le texte de loi est en cours d’examen au Sénat, François Fillon a estimé que « la démonstration qui sera faite de l’efficacité du dialogue social dans les transports peut ensuite servir de modèle pour être étendu dans d’autres secteurs, dont l’éducation nationale ». Mercredi matin, le ministre du travail Xavier Bertrand a abondé dans ce sens sur France Inter. « Plaçons-nous d’un point de vue pratique », s’est-il justifié. « S’il y a une grève, il faut quand même s’organiser pour savoir ce qu’on va faire avec les enfants. Si vos enfants vont au lycée ou au collège, le problème est moins important, mais si c’est dans le primaire et qu’il y a une grève, il faut trouver une possibilité d’accueil avec une assistante maternelle ou la famille. Est-ce que vous ne trouvez pas quand même qu’il est bon qu’on puisse accueillir les enfants à l’école ? Moi je pense que c’est effectivement indispensable, voilà notre logique » .
par LExpansion.com