Les déclarations gouvernementales qui se succèdent n’ont de cesse de remettre en cause toute la protection sociale (sécurité sociale, pensions…) L’objectif de reculer l’âge de départ, d’allonger la durée de cotisation et d’abaisser le montant des retraites ne peut aboutir qu’à paupériser les retraités.
Les fonctionnaires ont vu leurs traitements amputé de plus de 7 % de leur valeur depuis 2000 et la seule réponse faite à leur demande de rattrapage des salaires sur les prix consiste à leur proposer d’effectuer des heures supplémentaires, donc à aggraver leurs conditions de travail et à supprimer des emplois sans parler de la dégradation de la qualité de l’enseignement qui s’en suivra.
En lieu et place de la grille indiciaire de la fonction publique qui offre des garanties et des perspectives pour tous, est envisagée la mise en place d’une rémunération fondée sur le « mérite », et la « performance », un recrutement par contrat. Ce sont des menaces qui pèsent sur le statut des fonctionnaires : leur qualification, leur indépendance, l’égalité des citoyens dans l’accès aux emplois des services publics sont remises en cause.
La fédération EIL revendique :
la sauvegarde du Code des pensions civiles et militaires
le retour aux 37,5 annuités pour tous public privé (2% par annuité)
le calcul,de la pension sur les six derniers mois
le maintien du statut de fonctionnaire d’Etat et de statuts nationaux
le maintien de la définition des obligations de services en heures de cours hebdomadaire pour les personnels enseignants sans annualisation ni globalisation
la réouverture de concours de recrutements dans toutes les spécialités,
l’annulation des suppressions de postes et la création des postes nécessaires
La fédération EIL considère que les intérêts de tous les salariés sont en jeu, et qu’il faut réaliser l’unité la plus large. La fédération EIL appelle à la grève le 18 octobre.
Contact : Yves-Henri SAULNIER 01 53 58 00 39
06 73 34 37 95