PARIS (Reuters) - Entre 40 et 60% des enseignants étaient en grève mardi dans le cadre de la journée de mobilisation de la fonction publique pour la défense de l’emploi et du pouvoir d’achat, selon la FSU et le ministère de l’Education nationale.
"Tous personnels confondus", le taux de grévistes atteint 38,98% à la mi-journée, a-t-on appris au ministère.
Dans le premier degré, 46,75% des instituteurs ont suivi le mot d’ordre de grève, 42,15% dans le second degré, 33,64% dans les lycées professionnels et 37,43% dans les lycées d’enseignement général et technique, a ajouté le ministère. La mobilisation du personnel non enseignant était moindre, avec 23,42% de grévistes.
"La grève est réussie, elle est largement majoritaire dans le premier et le second degré", a déclaré de son côté à Reuters Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, principal syndicat de fonctionnaires.
Dans les écoles maternelles et primaires, 65% des enseignants ont cessé le travail, a-t-il dit.
Le SNUipp-FSU, syndicat majoritaire dans l’enseignement du premier degré, a confirmé ces chiffres et, dans un communiqué, fait état de pics de mobilisation en Ardèche (85%) ou dans les Hautes-Pyrénées et le Gers (80%).
La participation était en revanche moins importante dans le Nord, la Lozère, la Haute-Corse ou le Bas-Rhin, où 50% des instituteurs étaient en grève, selon le syndicat.
Dans les collèges et les lycées, "on a un taux global de grévistes de 58%", a-t-on appris auprès du SNES-FSU.
"La mobilisation est particulièrement forte dans les collèges, avec des taux de 60% et des pics à 80%", a déclaré une porte-parole du SNES. Ces chiffres sont collectés par le syndicat auprès d’un échantillon de 200 "établissements-tests".
Le gouvernement doit "prendre la mesure du mécontentement et ouvrir d’urgence des négociations pour un autre budget, une autre politique éducative, une amélioration des conditions de travail et de retraite des personnels", souligne le syndicat dans un communiqué qui appelle les personnels à amplifier les mobilisations et continuer les campagnes d’information.
L’Unsa-Education évoque de son côté une "mobilisation majeure" et appelle le gouvernement à "prendre ses responsabilités". "Il doit cesser de manoeuvrer et sans délai ouvrir des négociations sur les salaires. Il doit interrompre le cycle des suppressions massives d’emplois dans la fonction publique", dit un communiqué.