Le ministre de la Fonction publique Eric Woerth a annoncé lundi qu’il ferait bientôt aux syndicats une "proposition d’augmentation" des salaires des fonctionnaires. Il constate "la nécessité de faire évoluer les rémunérations dans la fonction publique".
Pour les sept fédérations de fonctionnaires qui avaient appelé à la grève le 24 janvier pour une hausse générale des salaires, c’est une première victoire. Le ministre de la Fonction publique a en effet promis lundi de transmettre à l’ensemble des syndicats une "proposition d’augmentation" en vue d’une négociation salariale dont l’issue est fixée le 18 février. Cette date avait été annoncée le 24 janvier, mais les syndicats ont obtenu qu’elle corresponde à la conclusion et non au commencement de la négociation salariale. D’ici là des discussions bilatérales se tiendront entre le gouvernement et chaque syndicat.
C’est bien d’une agmentation du point d’indice, c’est-à-dire générale, qui s’annonce. Pour Eric Woerth, qui recevait les fédérations syndicales de la fonction publique avec le Premier ministre François Fillon, "l’Etat n’a pas plus de marge de manoeuvre qu’hier", mais "nous avons tenu compte des discussions que nous avons eues et de la nécessité de faire évoluer les rémunérations dans la fonction publique".
Cela fait des mois que les syndicats de fonctionnaires réclament la revalorisation des salaires, qui ne l’ont pas été depuis un an et dont ils estiment qu’ils stagnent voire baissent depuis 2001. Même s’il espère obtenir un "consensus" sur sa proposition d’instaurer une "garantie individuelle du pouvoir d’achat", le ministre de la Fonction publique rappelle que le point d’indice, qui sert de base de calcul du salaire des fonctionnaires, "est très important pour les fédérations de fonctionnaires".
Le reste de l’agenda social entre le gouvernement et les fonctionnaires traitera du dialogue social (ouverture de négociations avant fin février), de la mobilité des fonctionnaires (projets soumis au Conseil supérieur de la fonction publique avant fin mars), de la refondation générale de la fonction publique (concertation au printemps) et de la réforme de l’Etat, selon le communiqué du Premier ministre.